Génétique et critères de sélection

  • Glossaire illustré des mutations chez le diamant mandarin

    J'ai réalisé ce glossaire pour illustrer en photos les mutations existantes chez le diamant mandarin.
    Il pourra vous aidez à identifier la ou les mutations de vos diamants mandarins.

    Précision importante : Pour identifier le génotype de votre diamant mandarin, il faudra prendre en compte qu'un diamant mandarin peut être porteur d'une mutation sans être mutant.
    Être porteur (/) d'une mutation signifie que celle-ci est présente partiellement (génétiquement parlant). Du point de vue visuel la mutation partiellement portée ne se verra pas ou seulement par quelques indices présents dans l'apparence de l'oiseau.
    Il faudra dans ce cas, avoir un œil averti pour déterminer le génotype. Parfois des accouplements de vérification seront nécessaires.
    Votre diamant mandarin peut aussi avoir plusieurs mutations, les combinaisons possibles sont nombreuses.

    Ce glossaire se base uniquement sur le phénotype (caractères visuels) et mutations simples (non combinées).

    Gris (GR)

    Le diamant mandarin gris n'est pas une mutation, il s'agit du type original (sauvage).

    Gris male Gris femelle

    1. Mutations liées aux sexes

    La femelle ne peut jamais être porteuse, elle est donc mutante ou non mutante.
    Le mâle peut être porteur de la mutation.

    Brun (Br)
     

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  • Génétique du diamant mandarin : Mode d'emploi

    1. Introduction

    L’élevage et la présentation en concours des diamants mandarins a pris ces quinze dernières années un essor considérable. Pour améliorer la taille des nouvelles mutations, les éleveurs ont de plus recours aux oiseaux classiques « porteurs ».
    Certains parviennent à combiner plusieurs mutations. Tout cela a rendu indispensable la connaissance d’un minimum de génétique appliquée. C’est ce minimum que je voudrais présenter aux éleveurs débutants.
    Il ne s’agit pas d’un cours complet de génétique, mais la simple présentation de la méthode que j’utilise précédée de quelques notions élémentaires.

    2. Le diamant mandarin et ses mutations

    Un diamant mandarin possède un certain nombre de caractères visibles (taille, forme, dessins, couleur, sexe) qui constituent son phénotype. Il peut avoir, en plus d’autres caractères non exprimés (on dit qu’il est porteur).L’ensemble des caractères, exprimés ou non, s’appelle le génotype.

    Un jeune diamant mandarin est issu d’une cellule - œuf, résultat de la fusion du noyau d’un spermatozoïde du père et du noyau de l’ovule de la femelle. Le programme génétique de l’oiseau s’y trouve déjà : Une suite de divisions cellulaires et d’informations codée déclenchera (ou non) l’apparition des caractères. L’information codée est portée par des gènes situés sur de longs filaments contenus dans le noyau : Les chromosomes.
    Tous les chromosomes vont par paire : chaque chromosome a donc son homologue.

    Il existe deux catégories de chromosomes :

    - Les chromosomes sexuels :
    • XX chez le mâle
    • XY chez la femelle

    - Les chromosomes autosomes.

    Le diamant mandarin gris vivant en Australie est à l’origine de tous nos diamants mandarins d’élevage. Il possède tout un ensemble de gènes répartis dans ses chromosomes.
    Chaque fois qu’une mutation nouvelle est apparue, c’est qu’il y a eu modification d’un gène d’origine (et qu’elle s’est avérée héréditaire). Le gène d'origine et le gène muté sont situés au même endroit appelé locus sur chacun des chromosomes homologues.
    Les deux gènes sont des allèles.

    Genetique du diamant mandarin 1

    Un oiseau est pur (homozygote) quand tous ses allèles portent des informations identiques.
    Un oiseau est hétérozygote quant au moins une paire d’allèles porte des informations différentes relatives au même caractère.

    On connaît actuellement une vingtaine de mutations différentes du diamant mandarin gris.

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  • Qu'entend t'on par diamant mandarin "type Anglais" ?

    Le terme type Anglais pour certains diamants mandarins est parfois employé, mais qu’entend-on par « type Anglais » !?
    Est-ce que ce type d'oiseau (voir vidéo) peut être qualifié de type Anglais ?
    Où suffit-il que l’oiseau vienne d’Angleterre ?... Ou au contraire, est-ce encore plus typé !?

    Jeunes diamants mandarins de type Anglais en vidéo :

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  • Transmission génétique des caractéristiques physiques

    Si on pose lors d'une réunion d'amateurs de diamants mandarins une question sur la généalogie du masqué, du pastel, ou d'un joues noires, on est certain de recevoir la bonne réponse.
    Mais si on pose la question sur la généalogie sur le format (taille), la forme de la tête ou la longueur du bec, les réponses seront multiples et différentes.
    Certains diront intermédiaires, d'autres dominants, etc.

    Néanmoins ces caractéristiques suivent les Lois de Mendel. Beaucoup d'éleveur ne croient pas cette explication, mais elle est vraie. Il semble que les lois ne se comportent plus d'une façon stricte comme pour les mutations de couleurs. Une variation plus large au niveau du format (taille), forme de la tête, etc. semble normal.

    Law of independent assortment

    Dans la nature, on trouve chez les diamants mandarins la même variation dans le format. Et, dans le processus de domestication, cette différence dans la variation a augmenté. Nos diamants mandarins cultivés sont en moyenne deux centimètres plus larges que leurs ancêtres dans la nature.
    Dans les articles, on préconise toujours une sélection dure au niveau du format et du modèle en tenant compte des différences entre les parties comme la tête, le corps, etc.

    Mais le format et le modèle sont dirigés par la généalogie. Les formes du corps sont dirigées par des facteurs.
    La question qui se pose est : Existe-t-il une relation entre les différents facteurs qui dirige le format, le modèle, la forme de la tête et du bec ?

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  • L'enjambement ou crossing-over

    C’est en 1960 que sont apparus en Belgique les premiers diamants mandarins dos pâles bruns.
    Essayons de comprendre comment a pu naître une telle combinaison de couleurs.

    On sait que les facteurs brun et dos pâle, liés au sexe, sont situés sur des chromosomes X, mais différents et à des emplacements (loci) différents : (1) et (2).
    Ils ne sont donc, normalement pas liés (sinon tous les bruns seraient aussi dos pâles : ce qui n’est pas le cas).
    Comment ont-ils pu se trouver liés sur le même chromosome ? (3)

    L enjambement image 1

    Quand on accouple un mâle brun avec une femelle dos pâle gris (ou l’inverse), on obtient à chaque fois des mâles gris, porteurs de brun et de dos pâle. Chaque mâle possède donc deux chromosomes X différents : L’un porte les gènes « brun » « non dos pâle », l’autre porte les gènes « non brun » et « dos pâle ». Étant récessifs, aucun de ces gènes ne peut s’exprimer puisqu’il est en un seul exemplaire ; étant non-allèles, aucun ne peut dominer l’autre ; c’est donc une couleur grise naturelle qui s’exprime.

    Comment ces gènes vont-ils être transmis par le mâle à sa descendance ? Pour bien le comprendre, quelques explications sont nécessaires.

    Les chromosomes sont de très longues molécules (2 millionièmes de mm d’épaisseur, 5 cm de moyenne de longueur chez l’homme) enchevêtrées, en temps normal, les unes aux autres dans le noyau de la cellule. Au moment de la méiose (division cellulaire permettant, chez les mâles, la formation des spermatozoïdes à partir des cellules-mères des testicules), ces chromosomes se dédoublent en deux chromatides rigoureusement identiques rattachées entre elles par un centromère.
    Chaque chromatide s’enroule alors en spirale. Ce n’est qu’à ce moment là que le chromosome devient visible au microscope optique. Les chromosomes se regroupent et s’accolent deux à deux par paire homologues.

    Au cours de cette phase, deux chromatides des deux chromosomes accolés peuvent se croiser, se casser puis se ressouder en échangeant des segments plus ou moins importants. C’est ce phénomène que l’on appelle l’enjambement (en anglais crossing-over).
    Le gène « brun » a ainsi pu se retrouver lié au gène « dos pâle » sur le même chromosome X. Un mâle gris porteur de brun et de dos pâle peut (mais uniquement de cette façon) produire des femelles dos pâles gris, grises, brunes et dos pâles brun. (12,5% de chaque).

    Avec cet enjambement, ce même mâle a pu avoir aussi :

    • Croisé avec une femelle dos pâle : 12,5% de mâles dos pâle gris porteurs de brun.
    • Croisé avec une femelle brune : 12,5% de mâle bruns porteurs de dos pâle.

    En accouplant l’un ou l’autre de ces derniers avec leur sœur « dos pâle brun », il est possible d’obtenir (en 3ᵉ génération) : 25% de mâles dos pâle brun et 25% de femelles dos pâle brun.

    L enjambement image 2

    CHROMATIDE

    A : Normale
    B : Contractée en spirale
    C : Schématisée

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  • Termes descriptifs chez le diamant mandarin

    Les termes descriptifs chez le diamant mandarin qui vous permettront de repérer chaque zone et de discuter entre éleveur de la même "langue".
    Ouvrez l'article pour avoir une photo grand format.

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  • Les formes de la dominance

    Un peu d’histoire

    Comme nous le savons aujourd’hui, Gregor Mendel, connu surtout pour ses expériences avec les pois, a été à la base de la génétique. Il a démontré par ses expériences que s’il croisait deux pois (F1) ayant des caractéristiques différentes comme la couleur de la fleur, la taille des feuilles… Alors les issus (F2) gardaient les caractéristiques d’un seul parent. Toutes les fleurs de ces jeunes pois avaient la même couleur et la même taille de feuilles.
    C’est comme s’ils avaient «perdu» l’une des propriétés. Lorsqu’il a croisé entre eux ces jeunes pois F2, les caractéristiques F1 sont réapparues parmi les issus de la génération F3. Mendel a appelé ces caractéristiques montrées par les F2 : Dominant. Et les caractéristiques cachées chez les F2 ont été nommées récessif.

    Actuellement nous appelons encore cela dominant et récessif. Cependant nous savons que Mendel a découvert la «dominance complète». Il existe en effet d’autres formes de dominance. Nous connaissons déjà ces formes donc nous apporterons surtout quelques dispositions à retenir.

    Quelques concepts

    Nous savons que les gènes sont porteurs de caractéristiques et que ces gènes sont situés sur les chromosomes. Il existe des gènes s’occupant de la couleur des yeux, la couleur des pattes, la taille du bec… Les chromosomes se situent dans les cellules du corps : Ils sont stockés dans le noyau de chaque cellule. Dans chaque noyau de chaque cellule se trouvent les gènes pour la couleur des yeux, la couleur des pattes, la taille du bec... Cependant, le fonctionnement des gènes «couleur des yeux» se manifeste uniquement dans les yeux. Dans les pattes, les gènes «couleur des yeux» ne se manifestent pas. Chaque cellule «sait» donc où elle se situe dans le corps et quels gènes elle doit activer.
    Les chromosomes vont par paire, tous les gènes se retrouvent par paire. Pour le gène de la couleur des yeux, nous avons donc deux gènes. Ceci vaut également pour la couleur des pattes, la taille du bec... Ces deux gènes pour la couleur des yeux peuvent provoquer une couleur des yeux bleues. Il est également possible qu’un gène s’occupe de la couleur bleue et l’autre d’une couleur brune. (ce qui ne signifie pas que l’être aura un œil bleu et l’autre brun, le brun des yeux est dominant sur le bleu, donc les deux yeux seront bruns).

    Les formes de la dominance 1 Les formes de la dominance 1 2

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